
Procès de Gérard Depardieu : son avocat accusé de sexisme et de misogynie, ces écarts honteux qui lui sont reprochés

03/29/2025 01:12 PM
Quatre jours d’audience. Quatre jours pendant lesquels Me Jérémie Assous, avocat de Gérard Depardieu, s’est laissé aller à des remarques sexistes en pleine audience correctionnelle au tribunal judiciaire de Paris. Face à lui, des avocates ciblées par des phrases comme "C’est quoi ce rire d’hystérique ?" ou "C’est insupportable, déjà votre voix, c’est dur". D’autres mots, aussi condescendants que déplacés, ont fusé : "Chère amie", "Mademoiselle", "Allez pleurer"...
Le plus inquiétant ? Le silence général dans la salle. Ni le tribunal, ni l’ordre des avocats pourtant présent n’ont réagi. En parallèle, on note que l'actrice Anouk Grinberg, qui faisait partie des plaignantes, a été expulsée de la salle d'audience dès le premier jour, après avoir poussé un cri d'agacement. Résultat : dans une tribune au Monde, un collectif d’avocat(e)s s’insurge et appelle à ne plus laisser passer ces comportements toxiques, qui n’ont rien à faire dans une enceinte censée rendre la justice.
Procès de Gérard Depardieu : une défense qui franchit la ligne rouge
Derrière ces mots tranchants, une stratégie bien rodée. Utiliser le genre comme outil de déstabilisation, viser les femmes parce qu’elles sont femmes, c’est ce que dénonce le collectif qui a signé la tribune. Ils rappellent qu’ils défendent, au quotidien, les droits les plus fondamentaux. Mais, selon eux, dans la salle d'audience consacrée au procès de Gérard Depardieu, ce n’était plus une défense. C’était une attaque.
Car il ne s’agit pas d’un simple "ton un peu sec" ou d’un excès de zèle. Pour les signataires, il s’agit d’un mépris affiché, assumé, envers des professionnelles, dans un cadre solennel. Et ce mépris, le laisser passer sans réagir, c’est le cautionner.
Le sexisme n’a pas sa place dans une salle d’audience
Ce que demandent les avocates et avocats signataires ? Rien de révolutionnaire : le respect. Et un rappel clair que dans une salle d’audience, aucune robe, qu’elle soit d’homme ou de femme, ne mérite d’être méprisée pour ce qu’elle représente. Dans un monde où le masculinisme gagne du terrain, la justice ne peut fermer les yeux. L’administration de la justice, c’est d’abord la justice. Et la justice, c’est aussi le respect des femmes. Soutien.